Le budget 2026 à la loupe

Le conseil communautaire a voté le budget 2026 de l'agglomération Roissy Pays de France le 18 décembre dernier. Placé sous le signe de l'incertitude, découvrez-en les grandes lignes.

Qu'est-ce que le budget primitif ?

Le budget primitif est un acte de prévision qui récapitule les dépenses et recettes de l’exercice à venir. Il doit être adopté avant le 15 avril de l’exercice auquel il se rapporte. 

Le budget de la communauté d’agglomération Roissy Pays de France, comme toutes les autres catégories de collectivités territoriales, est structuré en 2 sections :

  • une section de fonctionnement dans laquelle sont réunies toutes les dépenses et recettes rattachées à la gestion courante de l'agglomération ;
  • une section d’investissement dans laquelle sont regroupées toutes les dépenses de travaux, fonds de concours, acquisitions de biens mobiliers ainsi que l’encaissement des subventions de partenaires comme les Départements, la Région, l’État ou l’Europe qui viennent compléter le financement des projets intercommunaux.

Le budget primitif 2026 présenté au conseil communautaire du 18 décembre 2025 tient compte de grandes incertitudes politiques au Parlement et de forte dégradation des finances publiques.

Un budget 2026 sous le signe de l'incertitude

Le budget principal 2026 s'inscrit dans un contexte marqué par le projet de loi de Finances 2026, qui envisage de nouvelles coupes pénalisant fortement les finances de l'agglomération avec notamment la réduction de 25 % des principales compensations fiscales que l’Etat lui doit, et l’absence de remboursement de la TVA sur les investissements à travers le Fonds de compensation de la TVA (FCTVA) en 2026. Cependant, l’agglomération maintient le cap et développe les services à la population en augmentant ses investissements de 8 M€ (+6,6 %) : ils atteignent ainsi près 129 M€ pour améliorer la qualité de vie, construire et réhabiliter les équipements sportifs, culturels et de la petite enfance. Par ailleurs, elle continue sa politique forte de soutien aux communes : 18 % de ces investissements (22,7 M€) constituant en effet des aides directes qu'elle leur verse.

ZOOM sur la section de fonctionnement :

Côté dépenses de fonctionnement, ses deux premiers postes sont les reversements de fiscalité aux communes, majorés par le pacte financier et fiscal, et les contributions versées aux syndicats pour les ordures ménagères, la gestion des eaux et les transports. Malgré ce budget contraint, l’agglo augmente ses aides directes aux familles d’un montant global de 5,9 M€ en revalorisant les Pass’agglo Culture et Sport ainsi que sa contribution à la carte Imagine’R et à la carte Scol’R avec le Pass'agglo Transports scolaires.

En ce qui concerne les dépenses de fonctionnement, l’augmentation atteint 4,1%, soit +13,2 M€, dont :

  • +4,8 M€ en ce qui concerne la collecte et le traitement des déchets (+4,4 M€ s’agissant de la contribution versée au syndicat SIGIDURS pour les ordures ménagères et +0,4 M€ en ce qui concerne les dépôts sauvages) ;
  • +2,4 M€ au niveau des frais de personnel ; cela s’explique principalement par les transferts de nouveaux équipements en 2026, la prise en compte de nouveaux équipements communautaires, le surcoût des charges patronales (CNRACL) imposé par l'Etat ;
  • +1,6 M€ en ce qui concerne la propreté urbaine et les espaces verts, en raison essentiellement de l’extension des prestations à de nouvelles zones d’activités et bâtiments communautaires ainsi que la remise en sécurité des bois et forêts dépérissant ;
  • +0,8 M€ pour les aides directes aux familles. Elle se décompose entre le remboursement de la carte scolaire et de la carte Imagine’R suite à la hausse des tarifs votée par Ile de France Mobilités ; 
  • (+0,5 M€) et les pass agglo, +0,3 M€ (dont +0,2 M€ en matière sportive et +0,1 M€ dans le domaine culturel) ;
  • +0,6 M€ dédiés aux contrats de prestation de services en matière d’eaux pluviales ;
  • +0,4 M€ au niveau des assurances en lien avec l’accroissement du patrimoine immobilier mais également la hausse du coût des contrats.

Le budget primitif pour 2026 s’équilibre en section de fonctionnement à 358 M€.

ZOOM sur la section d'investissement :

Pour améliorer la qualité de vie, Roissy Pays de France continue d’investir dans la construction et la réhabilitation d’équipements, sportifs, de la petite enfance ou culturels comme le cinéma de l’Ysieux, l’extension de la médiathèque Anna Langfus à Sarcelles, la rénovation de piscines ou la construction de multi-accueil à Mitry-Mory et Villeparisis.

Au final, les dépenses d’investissement (hors remboursement du capital de la dette) augmentent de 6,6% passant de 120,8 M€ à 128,7 M€ (soit +7,9 M€). Les principales dépenses d’investissement résident dans :

  • les travaux sur les réseaux d’eaux pluviales, principalement la mise en séparatif des réseaux d’assainissement, 23,9 M€ ;
  • le versement de fonds de concours aux communes afin de les aider à financer leurs investissements, 22,6 M€ (ils concentrent 18% des dépenses d’investissement) ;
  • l’entretien structurant de la voirie d’intérêt communautaire pour un montant de 17,9 M€ ;
  • l’acquisition du terrain de la Briqueterie, travaux de désamiantage et de démolition pour nouveau projet d’aménagement de zone d’activités, 11,6 M€ ;
  • la construction ou la réhabilitation d’équipements divers pour un total de 11,5 M€, dont 5,3 M€ destinés à la construction d’un parking relais à Goussainville et 3,8 M€ dans le domaine de la petite enfance ;
  • la construction ou la réhabilitation d’équipements culturels pour un total de 7,9 M€ ;
  • la création ou réhabilitation d’infrastructures de transports, 4,1 M€ ;
  • les travaux dans le domaine de la prévention des inondations, 2,9 M€ ;
  • la construction ou la réhabilitation d’équipements sportifs pour un total de 2,3 M€ ;
  • les achats dans le domaine informatique (matériel, logiciels, fibre) pour la communauté d’agglomération et ses communes membres, 2,3 M€ ;
  • l’acquisition de foncier pour le projet de mutualisation de la restauration collective 2,2 M€ ;
  • la réalisation de réserves foncières pour les collèges et lycées, 2,0 M€.

Les recettes d’investissement incluent essentiellement des subventions, le FCTVA ainsi que des cessions de biens immobiliers. Au final, la section d’investissement s’équilibre à 136 M€, soit un budget total de 495 M€.

EN INFOGRAPHIE

Dernière mise à jour : 07 janvier 2026

Oops, an error occurred! Code: 20260312034214527d6524

Actualités